L'initiative de Synaltis, située dans le Territoire de Belfort, représente un exemple frappant de la manière dont le recyclage peut transformer les déchets plastiques en ressources précieuses. Confrontée à des défis économiques, l'entreprise adaptée a su pivoter pour se concentrer sur une activité de recyclage innovante. En collectant des plastiques rigides qui auraient autrement fini incinérés, Synaltis ouvre la voie vers une gestion plus durable des déchets, tout en créant des emplois pour des personnes en situation de handicap.

Le recyclage des déchets plastiques est un enjeu essentiel pour la protection de l'environnement. Il contribue à réduire la pollution plastique, à diminuer l'utilisation de nouvelles matières premières et à promouvoir l'économie circulaire. Synaltis incarne cette philosophie, en s'engageant à retraiter 2 200 tonnes de plastiques rigides par an grâce à des processus de déchiquetage et de broyage. Cette initiative est non seulement bénéfique pour l'environnement, mais également pour la communauté locale, qui profite de nouvelles opportunités d'emploi.

Un nouveau chapitre pour Synaltis

Avec la crise sanitaire ayant impacté son activité, Synaltis a réagi en se réorientant vers un secteur en pleine expansion : le recyclage. Ce tournant stratégique vise à maximiser le potentiel de récupération des déchets plastiques rigides, tels que les salons de jardin et les toboggans, qui étaient traditionnellement incinérés. La décision de créer un atelier de retraitement a été une réponse à la nécessité d'adapter son modèle opérationnel face à des défis économiques croissants.

Les objectifs de l'atelier de retraitement

Cette initiative a pour objectif de retraiter une grande quantité de déchets plastiques, transformant ainsi des produits en fin de vie en nouvelles ressources. Synaltis souhaite atteindre un volume de traitement de 2 200 tonnes par an, un objectif ambitieux qui nécessite des investissements significatifs dans l'infrastructure et les équipements. En parallèle, l'entreprise met l'accent sur l'inclusion sociale en offrant des emplois adaptés à des travailleurs en situation de handicap, soutenant ainsi la lutte contre l'exclusion. Pour une entreprise qui envisage un projet comparable, ces investissements gagnent à s'appuyer sur un atelier industriel bien aménagé, où l'implantation des machines et la circulation des matières sont pensées dès le départ.

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Le processus de transformation des plastiques

Le processus de recyclage chez Synaltis démarre par la collecte de déchets plastiques rigides. Une fois les matériaux collectés, ils subissent un processus de tri méticuleux, séparant les différentes sortes de plastiques en fonction de leur type et couleur. Ensuite, les plastiques sont nettoyés pour enlever toute impureté avant d’être déchiquetés.

Après le déchiquetage, le matériau est broyé en flocons, ce qui facilite le retraitement pour en faire de nouvelles matières premières. Les flocons de plastiques sont ensuite fondus pour créer de nouveaux produits, offrant ainsi une seconde vie aux plastiques qui, autrement, auraient contribué à la pollution. Cette méthode permet de réduire l'empreinte carbone associée à la production de nouvelles matières plastiques.

Pourquoi les plastiques rigides demandent un savoir-faire particulier

Les emballages ménagers, comme les bouteilles, disposent depuis longtemps de filières de collecte bien identifiées. Les objets en plastique rigide, eux, arrivent souvent en déchèterie sous des formes très variées : mobilier de jardin, jouets d'extérieur, bacs, caisses ou pièces techniques. Leur composition est hétérogène. Un même objet peut associer plusieurs résines, contenir des inserts métalliques, des vis ou des charges minérales, et porter des couleurs qui limitent les débouchés de la matière recyclée.

C'est pourquoi le tri en amont conditionne toute la chaîne. Plus les flux sont homogènes, plus la matière broyée trouve preneur auprès des transformateurs, et à un meilleur prix. Le démontage des éléments indésirables et le contrôle visuel sont des tâches manuelles, répétitives mais exigeantes, qui se prêtent bien à une organisation par postes et à une montée en compétences progressive des opérateurs.

On distingue généralement deux grandes voies de traitement. La valorisation matière consiste à refaire de la matière première à partir du déchet. La valorisation énergétique consiste à brûler le déchet pour en récupérer la chaleur. La première est privilégiée dans la hiérarchie des modes de traitement, car elle préserve la ressource ; la seconde reste une solution lorsque la matière est trop dégradée ou trop mélangée pour être recyclée.

Les impacts de l'initiative sur l'environnement

Les efforts de Synaltis en matière de recyclage des déchets plastiques ont des répercussions significatives sur l'environnement local et au-delà. En évitant que les plastiques terminent leur cycle de vie dans des incinérateurs, l'entreprise contribue à une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Chaque tonne de plastique recyclée évite l'utilisation de matières premières vierges, ce qui économise également de l'énergie.

Les initiatives locales de recyclage, comme celle de Synaltis, présentent également l'avantage de sensibiliser le public à l'importance du recyclage. Par le biais d'ateliers éducatifs et de programmes de sensibilisation, l'entreprise engage la communauté à participer activement à la valorisation des déchets. Cela crée une prise de conscience collective vers un mode de vie plus durable.

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Le rôle de l'inclusion sociale

Un des aspects notables de l'initiative de Synaltis est son engagement envers l'inclusion sociale des travailleurs handicapés. En intégrant ces personnes dans son équipe, l'entreprise leur offre une chance de se réinsérer professionnellement tout en acquérant des compétences nouvelles. Cette approche contribue à la lutte contre la stigmatisation et favorise une société plus inclusive.

Les employés de Synaltis sont formés pour opérer les machines de collecte et de traitement des plastiques, ce qui leur permet de participer à une activité qui a des retombées positives sur leur communauté. En collaborant avec des organismes de formation, l'entreprise s'assure que ses employés bénéficient du soutien nécessaire pour prospérer dans leurs rôles. L'initiative de recycle de Synaltis ne profite pas uniquement à l'environnement, mais également à chaque individu associé à son fonctionnement.

Qu'est-ce qu'une entreprise adaptée ?

Une entreprise adaptée est une entreprise du milieu ordinaire de travail dont la particularité est d'employer majoritairement des travailleurs reconnus handicapés. Ses salariés signent un contrat de travail classique, perçoivent au moins le salaire minimum et relèvent du droit du travail commun. En contrepartie de leur mission sociale, ces structures bénéficient d'aides publiques destinées à compenser les besoins d'accompagnement de leurs équipes.

Il ne faut pas la confondre avec l'établissement ou service d'aide par le travail, qui relève du secteur médico-social et accueille des personnes dont les capacités de travail ne permettent pas, momentanément ou durablement, d'exercer en milieu ordinaire. L'entreprise adaptée, elle, doit trouver des clients, tenir ses délais et équilibrer ses comptes comme n'importe quelle PME. C'est ce qui explique qu'une baisse d'activité dans un secteur puisse la pousser, comme toute entreprise, à chercher de nouveaux métiers.

Pour les salariés, ce cadre offre souvent une première étape vers un emploi stable, avec des postes aménagés, un encadrement formé et un rythme d'apprentissage respecté. Certains y font toute leur carrière, d'autres s'appuient sur cette expérience pour rejoindre ensuite une entreprise classique.

Partenariats et soutien local

Pour maximiser l'impact de son programme de recyclage, Synaltis collabore étroitement avec des entités locales. La synergie créée entre l'entreprise et les collectivités locales, ainsi que d'autres organismes de gestion des déchets, est essentielle pour assurer une collecte efficace et un traitement des déchets plastiques. Le Grand Belfort, par exemple, joue un rôle clé dans l'organisation de la collecte des déchets.

Le soutien de la Région Bourgogne Franche-Comté et des initiatives comme celles de l'ADEME est également crucial. Ce partenariat enrichit les ressources à disposition et facilite l'accès à des subventions destinées à l'extension des installations. De tels partenariats renforcent les capacités de Synaltis à réaliser ses ambitions écologiques.

Monter un dossier d'aide pour un projet d'économie circulaire

Les projets de recyclage ou de réemploi peuvent prétendre à divers soutiens publics : aides à l'investissement, accompagnement technique, prêts d'honneur ou appels à projets thématiques. Leur contenu et leurs conditions évoluent régulièrement, d'où l'intérêt de consulter directement les guichets régionaux et les agences publiques concernées au moment de construire votre dossier.

Un dossier convaincant répond le plus souvent à quelques questions simples :

  • Quel gisement de déchets est visé, avec quelle origine et quelle régularité ?
  • Quelle matière ou quel produit sortira de l'atelier, et qui l'achètera ?
  • Quels équipements sont nécessaires, et quel est le plan de financement complet ?
  • Combien d'emplois seront créés ou maintenus, et avec quelle organisation ?
  • Quels indicateurs permettront de suivre les tonnages traités et les résultats obtenus ?

Prenez le temps de présenter le projet en amont aux interlocuteurs locaux, avant tout dépôt formel. Ces échanges permettent d'ajuster le calendrier, de repérer les dispositifs adaptés et d'éviter de commencer les dépenses trop tôt : de nombreuses aides exigent que l'investissement n'ait pas démarré avant la demande.

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L'avenir de Synaltis et du recyclage

En regardant vers l'avenir, Synaltis est déterminée à étendre ses opérations de recyclage tout en maintenant ses engagements envers les valeurs d'inclusion et de durabilité. L'entreprise prévoit d'investir davantage dans des technologies de pointe pour améliorer l'efficacité de son processus de recyclage. De plus, elle envisage d'élargir son réseau de partenaires et de contribuer à des initiatives régionales de sensibilisation.

L'efficacité du modèle de recyclage adopté par Synaltis pourrait fournir un modèle à suivre pour d'autres entreprises de la région, et même au niveau national. Avec des objectifs clairs et une vision orientée vers l'avenir, Synaltis joue un rôle essentiel dans la transition vers une économie circulaire dans le Territoire de Belfort.

Ce qu'un dirigeant de PME peut en retenir

Réorienter son activité à partir de ses forces

Lorsqu'un marché se contracte, la tentation est de chercher une activité entièrement nouvelle. Les reconversions les plus solides partent pourtant de ce que l'entreprise sait déjà faire : organiser des postes de travail, encadrer des équipes, gérer une logistique, répondre à des donneurs d'ordre. Avant de vous lancer, listez vos compétences internes, vos équipements réutilisables et vos relations avec les acteurs du territoire. Le nouveau métier doit s'appuyer sur au moins une partie de ce socle.

Vérifiez aussi l'existence d'un débouché pour ce que vous allez produire. Dans le recyclage, collecter et broyer ne suffit pas : il faut des acheteurs pour la matière obtenue, avec des exigences de qualité précises. Un projet qui sécurise ses premiers clients avant d'investir dans les machines prend beaucoup moins de risques.

Faire appel à une entreprise adaptée

Sous-traiter une partie de son activité à une entreprise adaptée est une démarche simple et utile. Ces structures interviennent dans des domaines très divers : conditionnement, logistique, entretien d'espaces verts, numérisation, assemblage ou, comme ici, traitement de déchets. Pour une entreprise soumise à l'obligation d'emploi de travailleurs handicapés, ces achats peuvent en outre être pris en compte dans le calcul de cette obligation, selon des modalités qu'il convient de vérifier auprès des organismes compétents.

Pour que la collaboration fonctionne, traitez ce prestataire comme n'importe quel fournisseur : cahier des charges clair, volumes prévisionnels, délais réalistes et interlocuteur identifié. Une relation régulière et anticipée permet à la structure d'organiser ses équipes et de vous offrir un service fiable.

Mieux gérer ses propres déchets plastiques

Toute entreprise produit des déchets plastiques : films d'emballage, palettes, caisses, chutes de production ou mobilier usagé. Les producteurs et détenteurs de déchets professionnels ont des obligations de tri à la source pour plusieurs catégories de matériaux, dont le plastique. Au-delà de la règle, un tri bien organisé réduit souvent la facture d'enlèvement, car un flux propre et séparé se valorise mieux qu'un mélange.

  • Identifiez les principaux gisements de plastique dans vos locaux et estimez leur volume.
  • Prévoyez des contenants distincts, bien signalés, au plus près des postes qui produisent ces déchets.
  • Interrogez votre prestataire de collecte sur les filières de valorisation réellement utilisées.
  • Demandez des justificatifs de traitement et conservez-les.
  • Associez les équipes : un tri qui n'est pas expliqué est rarement respecté dans la durée.

Préparer un atelier de transformation

Créer un atelier de broyage ou de préparation de matière suppose de penser l'espace avant d'acheter les équipements. Les zones de réception, de stockage avant traitement, de tri, de broyage et de stockage des produits finis doivent s'enchaîner sans croisement inutile. Le bruit, la poussière et le risque de départ de feu dans les stocks de plastique imposent des mesures de prévention adaptées, que l'évaluation des risques professionnels doit formaliser. Selon la nature et le volume des déchets traités, l'activité peut aussi relever de la réglementation des installations classées : renseignez-vous auprès des services de l'État avant de finaliser votre projet.

Conclusion de l'engagement de Synaltis

L'engagement de Synaltis face aux défis du recyclage des déchets plastiques n'est pas seulement une entreprise commerciale, mais un pas significatif vers une communauté plus durable. Grâce à ses efforts de sensibilisation, au soutien local essentiel et à son modèle inclusif, l'entreprise prouve qu'il est possible de concilier rentabilité économique et respect de l'environnement. Les initiatives de Synaltis doivent servir de modèle aux entreprises désireuses d’engager un changement positif dans leurs pratiques. En continuant sur cette voie, Synaltis contribue à façonner un avenir où la gestion des déchets est réalisé de manière responsable et innovante.

Les erreurs à éviter dans un projet de recyclage

  • Investir dans des machines avant d'avoir sécurisé à la fois l'approvisionnement en déchets et les débouchés de la matière recyclée.
  • Sous-estimer le coût du tri et de la préparation, qui représente souvent la partie la plus exigeante en main-d'œuvre.
  • Négliger le stockage : des volumes importants de plastique demandent de la surface, une organisation rigoureuse et une vraie prévention incendie.
  • Dépendre d'un seul fournisseur de déchets ou d'un seul acheteur de matière, ce qui rend l'activité fragile au moindre changement.
  • Oublier la formation des opérateurs aux équipements de broyage, qui présentent des risques mécaniques sérieux.
  • Communiquer sur l'impact environnemental sans pouvoir le justifier par des données de suivi fiables.

Questions fréquentes

Tous les plastiques peuvent-ils être recyclés ?

Non. La recyclabilité dépend du type de résine, de la présence d'additifs, du degré de salissure et de l'existence d'une filière capable de reprendre la matière. Certains plastiques se recyclent bien lorsqu'ils sont triés proprement, d'autres restent difficiles à valoriser. Le tri par famille de résine est la condition de base d'un recyclage de qualité.

Quelle différence entre une entreprise adaptée et une entreprise d'insertion ?

L'entreprise adaptée emploie majoritairement des travailleurs handicapés, souvent dans la durée. L'entreprise d'insertion accueille des personnes éloignées de l'emploi pour des raisons sociales ou professionnelles, dans le cadre de parcours limités dans le temps, avec un accompagnement vers un emploi durable. Les deux sont des entreprises qui vendent des biens ou des services.

Comment trouver une entreprise adaptée près de chez soi ?

Les réseaux nationaux du secteur adapté et protégé proposent des annuaires en ligne, classés par métier et par territoire. Les chambres consulaires, les services économiques des collectivités et les clubs d'entreprises locaux connaissent aussi les structures implantées dans leur secteur.

Une petite entreprise peut-elle valoriser ses déchets plastiques ?

Oui, à condition de trier à la source et de regrouper des volumes suffisants. Les déchèteries professionnelles, les collecteurs spécialisés ou les démarches collectives organisées sur une zone d'activité permettent aux petites structures d'accéder à des filières qu'elles ne pourraient pas mobiliser seules.