Faire un rétroplanning du lancement de son entreprise

Pour lancer son activité, en tant qu’entrepreneur, il est toujours utile de se préparer à l’avance pour bien suivre l’ensemble des étapes de lancement, et ce quel que soit le sujet auquel vous allez vous confronter. Un rétroplanning est ainsi parfaitement pratique pour se donner une feuille de route claire et SMART. Il est d’ailleurs ici possible de faire un parallèle avec l’ensemble des projets possibles et imaginables comme le fait de fonder une association, de créer une boutique en ligne pour vendre des objets, de lancer une activité de consulting voire de préparer ses vacances prochaines pour les plus soucieux et soucieuses d’entre vous.

Qu’est-ce qu’un rétroplanning de lancement d’activité ?

Un rétroplanning est en quelque sorte un prévisionnel des étapes structuré pour mener à la réalisation d’une tâche ou d’un projet. Plus le projet est complexe, plus il nécessite l’allocation de ressources tant humaines que matérielles et impose donc l’établissement d’outils de planification. L’usage de rétroplanning est particulièrement ancré dans certains secteurs comme l’industrie ou encore dans les agences web, notamment lorsqu’il s’agit de proposer un projet de création de site E-commerce. C’est en quelque sorte un cahier des charges reprenant l’ensemble des tâches sous forme d’un agenda à tenir, des délais à respecter. Les notions de délai et de workflow aussi dans l’ensemble des tâches que vous avez à gérer, sont particulièrement liées aux principes d’établissement d’un rétroplanning.

Il existe évidemment de nombreux avantages à votre rétroplanning de création d’entreprise que l’on peut lister de cette manière :

  • Cela permet d’organiser un projet avec une contrainte de temps afin de respecter vos délais, avoir en quelque sorte une livraison ferme ;
  • Fixer les budgets ;
  • Déterminer les ressources utiles au projet ;
  • Avoir une deadline, une date butoir.

Les principales étapes de la création d’entreprise

On pourrait imaginer un déroulement simple et mettre en place un rétroplanning pour tout le monde en création d’entreprise. Toutefois, les principes de l’initiative et de l’entrepreneuriat sont particulièrement hétérogènes d’un individu à l’autre. Nous ne réagissons pas tous et toutes de la même manière face à la prise d’initiative et il est de nombreux entrepreneurs qui soit sont trop pressés, soit prennent trop leur temps dans la pratique. Inventez-vous même votre rétroplanning afin de vous y tenir, et ce, pour pour respecter les délais envers vous-même plus qu’en vers les autres. On crée avant tout pour soi aujourd’hui, quoi qu’en pensent les plus archaïques tenants d’une ESS qui n’a pas survécu (prosateurs pour eux-mêmes heureusement en voie de disparition dans l’économie solidaire et sociale) qui n’ont eu affaire qu’aux financements publics pour lancer leurs activité. Petit uppercut ici à l’idée sortie de non entrepreneurs qui consiste à classifier l’entrepreneuriat de trois manières : Que l’on crée soit pour soi, soit ensemble ou soit pour les autres ; Il y a toujours une grande part de soi et c’est le principe même de l’initiative, réfléchissez-y, ce n’est pas mal car la notion de bien ou de mal ne regarde que les autres à ce stade. Créer pour les autres n’est pas le moteur même si cela peut être la finalité et que cela doit intégrer votre réflexion y compris en entreprise individuelle.

Digression terminée, allons voir quelques principales étapes que vous pourriez établir pour vous-même :

  1. Valider votre idée ou plutôt vos idées ; Faire une ou des formations ??
  2. Boucler une étude de marché sur papier (nous insistons sur le fait de la mettre en forme car c’est un exercice auquel vous serez nécessairement confronté encore par la suite et vous en avez besoin pour convaincre ensuite) ;
  3. Établir un chiffre d’affaires prévisionnel à partir de cette étude ;
  4. Faire un compte de résultat prévisionnel, un bilan initial prévisionnel, une trésorerie prévisionnelle, utilisez des indicateurs clés de performance (KPI) prévisionnels ;
  5. Préparer des documents juridiques (statuts, conditions générales de vente, baux, etc.)
  6. Préparer des demandes de financements ;
  7. Solliciter les financements ;
  8. Vous lancer en vous inscrivant au CFE.

Ok, voici huit étapes possibles mais il est évident que vous aurez des surprises dans les délais, par exemple sur l’obtention des financements ou la mise en place des statuts, des baux, bref du juridique. Dans ce cas, essayez de prendre de la marge temporelle dans les étapes de votre rétroplanning d’activité. Faites-vous accompagner quoiqu’il en soit.

Quels outils utiliser ?

Il y en a de nombreux sur le web, de Trello à Canva comme vu plus haut. Un classeur Excel peut aussi faire l’affaire pour un projet unique. Toute la réflexion va se poser sur le fait de savoir si vous devez communiquer sur votre rétroplanning. Et dans la pratique, oui. Il peut être intéressant ici d’utiliser ce que l’on nomme un diagramme de Gantt.
Le diagramme de Gantt est un outil utilisé dans le cadre d’un réseau PERT (program evaluation and review technique) en ordonnancement et bien entendu en gestion de projet. Il permet de visualiser dans le temps les diverses tâches, auxquelles vous et vos équipes seront confrontées et composant un projet quel qu’il soit, ici en création d’entreprise.

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