Quelle politique financière pour décider d’investir ou pas ?

Si vous êtes chef d’entreprise ou membre d’un comité de direction d’une organisation, pour atteindre vos objectifs comme augmenter votre chiffre d’affaires ou gagner des parts de marché, vous devrez disposer de ressources à employer au mieux afin de travailler la compétitivité de l’organisation. Grâce à des éléments financiers et en premier lieu le bilan comptable, qui est un document de synthèse à un moment donné, vous pourrez étudier l’ensemble des ressources. Assurer l’adéquation des ressources allouées avec les objectifs en définissant des règles concernant l’équilibre financier s’appelle « mettre en place une « politique financière d’entreprise« .

Comment utiliser la politique financière pour les décisions d’investissement ?

Vous aurez immanquablement besoin d’utiliser un certain nombre d’outils pour déterminer vos choix sur les investissements de votre entreprise. Dans cette dernière, c’est bien la fonction financière qui assure le financement et étudie la rentabilité des investissements sur les projets. Du strict point de vue de la politique financière de l’entreprise, un investissement correspond à l’affectation de liquidités à un emploi fixe. Ce flux de dépense génère des rentrées de fonds le plus souvent étalées dans le temps.

La rentabilité d’un projet va se mesurer, quant à elle, par la comparaison entre l’investissement initial et le flux de recettes anticipées.

Comment utiliser le seuil de rentabilité pour valider sa politique financière ?

Dans les choix d’investissements issus de la politique financière d’une entreprise, le seuil de rentabilité (appelé le plus souvent par les contrôleurs de gestion SR) est sans conteste l’un des instruments les plus faciles à utiliser pour s’assurer d’une perspective de performance. Il correspond au chiffre d’affaires pour lequel l’entreprise ne réalise ni bénéfice, ni perte. On parle également ici de point mort. Bien entendu, la détermination du seuil de rentabilité repose en matière de politique financière, que ce soit de manière prévisionnelle comme rétroactive, d’une bonne connaissance des charges fixes et des charges variables. Il est atteint lorsque la marge sur couts variables est égale aux coûts fixes ou lorsque le chiffre d’affaires est égal au charges variables associées aux charges fixes.

Pourquoi étudier sa trésorerie lorsque l’on souhaite investir ?

Les flux ne sont pas observables par le compte de résultat de l’entreprise. Ils ne le sont pas non plus lorsque, dans votre étude de la politique financière, vous faites un prévisionnel d’activité sur les investissements que vous souhaitez opérer. Pour cela, il faut donc faire un budget des flux prévus de trésorerie. Or, en la matière, le calcul du BFR (Besoin en fonds de roulement), prévisionnel ou non, s’impose pour s’assurer que l’entreprise ne manquera pas de fonds lors de son développement. En analysant ainsi les ressources et besoins qui par ailleurs augmentent avec l’évolution positive du chiffre d’affaires, vous assurez une réflexion stratégique plus pointue de votre politique financière d’entreprise.

Comment arrêter les décisions de financement d’investissement ?

Le comité décisionnel de l’entreprise ou le chef d’entreprise s’il est seul, doit prendre en compte ces questions de rentabilité et de trésorerie pour arrêter ses décisions quant au choix d’investir. Pour ce faire, il doit donc établir un budget prévisionnel intégrant une plan de trésorerie et un plan d’investissement. Les besoins de financement nécessaires à la réussite du projet doivent avoir leur corolaires de sources de financements. Le plus généralement, la politique financière de l’entreprise s’intéressera donc à la politique d’endettement de cette dernière.

Un plan de financement et d’investissement récapitulant les choix à l’avantage d’être présenté à des financeurs, que ce soit des associés, des partenaires ou des banquiers (organismes de crédit notamment). Au-delà des plans mis en place et des tableaux de bord durant cette politique financière choisie, il faudra surveiller l’impact des actions sur le marché sous d’autres critères moins identifiables par les chiffres financiers comme la notoriété de la marque, les retours des clients et consommateurs, l’appréciation des ressources humaines affectées au projet.

X.D