Créer une entreprise et se démarquer grâce à La Responsabilité Sociale et Environnementale

Mais tout d’abord revenons sur ce qu’est la RSE, en reprenant la définition du ministère de la transition écologique.

« La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est un « concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales, et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire ». **

Ce qui est en soit déjà une révolution, en effet auparavant une entreprise avait un unique objectif, il était d’ordre économique. L’entreprise doit gagner de l’argent et c’est même son unique objectif, que l’on soit une Grande Entreprise, une PME ou un entrepreneur individuel même en micro-entreprise.

Alors quel est le lien entre la RSE et le développement durable. Pour expliquer les points communs et les différences il est nécessaire d’effectuer un petit retour dans les années 70.

Pendant que certains dansent sur le disco, d’autres prennent conscience de la destruction de l’environnement par les entreprises. Ces réflexions sont le fait de personnes isolées. Ces idées reçoivent peu d’échos dans la société civile, en effet l’économie est encore nationale voire un peu européenne. S’il existe déjà beaucoup de productions internationales, les échanges se sont essentiellement entre pays riches pour les produits finis.

Aussi il apparaît que la Terre est sollicitée sur certain lieux géographiquement bien définis. Autrement dit il existe sur Terre un grand nombre de lieux non encore exploités par l’homme.

Toutefois dans les années 80 et 90 une partie de la population commence à constater que la mondialisation de l’économie, restreint de plus en plus les lieux vierges.

Développement durable Vs Responsabilité Sociale de l’Entreprise

La définition du développement durable accepté par tous, date d’ailleurs de cette époque la voici issue du site de l’INSEE :

Le développement durable est « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs », citation de Mme Gro Harlem Brundtland, Premier Ministre norvégien (1987)*.

Si cette définition est claire, ses implications ne le sont pas moins. En résumé, nous n’avons pas le droit de demander plus à la Terre que ce qu’elle peut produire. Ce qui est antinomique avec la conception même de l’entreprise qui doit se développer sans limite. C’est face à cette opposition que le concept de RSE s’est développé.

Comment permettre aux entreprises de franchir le rubicond et de s’emparer de la problématique du respect de l’environnement ?

Par une approche inverse au développement durable. La RSE a pour objectif une amélioration continue de l’entreprise pour réduire et améliorer son impact social et environnemental.

C’est en quelque sorte un cercle vertueux qui va pousser les entreprises dans un meilleur respect de l’environnement.

L’énorme avantage de la RSE tient surtout au fait que l’entreprise définit elle-même ses objectifs d’amélioration et suit seule les résultats de ce travail comme elle le fait pour sa communication par exemple. Si elle le souhaite, elle peut s’appuyer sur la norme internationale ISO 26000.

Une Responsabilité Sociale des Entreprises source d’économie.

Plutôt qu’un long discours, prenons deux exemples pour illustrer ce titre accrocheur mais réaliste.

Les consommables une dépense importante pour certaines entreprises.

Pour l’année N, l’entreprise a consommé 500 ramettes de papiers,

Pour l’année N+1, elle vise de n’en consommer que 400.

En fin d’année N+1, elle réalisera un bilan RSE pour constater les améliorations réalisées et fixer de nouveaux objectifs pour l’année suivante.

  • Economie pour la planète                 100 ramettes
  • Economie pour l’entreprise Achat en baisse de 100 ramettes.

Les kilomètres parcourus par les salariés coûtent de plus en plus chers.

L’entreprise en année N réalise 89.000km en cumul pour tous les salariés.

Elle projette pour l’année N+1 de réduire le nombre de kilomètre à 75.000km.

  • Economie pour la planète                 000km
  • Economie pour l’entreprise 000* 0.5€ = 7.000€ approximativement

Dans les deux cas cela nécessite de sensibiliser le personnel, éventuellement le former et de modifier également la manière de travailler et l’organisation de l’entreprise.

Nous pouvons le constater ce n’est pas anodin comme impact économique. Mais si à première vue, il peut apparaître comme négatif, dans un deuxième temps, avec une démarche active de la direction de l’entreprise, il est possible d’interroger les pratiques de travail et de réaliser un bénéfice environnemental et économique. En effet la diminution du nombre de ramettes et des kilomètres représente une économie non négligeable pour l’entreprise.

Et c’est cette approche qu’il convient de favoriser. En interrogeant ses pratiques de management et de travail, il est possible de modifier la consommation de certaines ressources qui sont de plus en plus coûteuses pour l’entreprise.

Par ailleurs, l’Etat et les Régions ont parfois des aides directes ou indirectes (exonérations fiscales) qui permettent de financer les investissements coûteux en relation avec l’environnement.

Le sénat Français, toujours à la pointe de la tendance

A l’heure où cet article est finalisé, les sénateurs français ont enterrés l’article 61 de la loi Pacte au motif qu’il n’était pas clair. Voilà comment faire disparaître un projet de loi qui dérange certaines entreprises du XIXème siècle.

Pourtant ce n’était encore qu’une obligation de moyen et pas une obligation de résultat. En d’autres termes, il suffisait à l’entrepreneur de prouver qu’il avait entrepris une démarche, même s’il n’avait pas obtenu de résultat.

Certains pourront se dire que tant mieux cela allait leur compliquer la vie. Peut-être.

  • Peut-être aussi, les consommateurs vont se tourner et se tournent déjà vers les entreprises qui ont un comportement plus respectueux des ressources.
  • Peut-être que dans le domaine de la nourriture, le bio est en train d’exploser en termes de demande.
  • Peut-être que les appels au boycottes vont se multiplier contre les entreprises qui ne changeront pas leur mode d’exploitation.
  • Peut-être que les sénateurs vont se rendre sur les plages pour ramasser les détritus plastiques.
  • Peut-être que ceux qui savent surfer comprendront que si les sénateurs ont enterré cet article, il y a évidemment une opportunité à saisir.
  • Peut-être que ceux qui créent en ce moment une entreprise, ont une clientèle plus au fait que les sénateurs de ce pays.
  • Peut-être que les sénateurs ont un peu de difficultés à saisir l’air de notre époque.
  • Peut-être en tant que jeune dirigeant, vous y voyez un vecteur de communication. Voir à ce propos l’article de Ouest France.
  • Peut-être qu’un jeune étudiant la RSE, peut tenter d’expliquer au Sénat, que la RSE a un aspect positif pour l’économie. Enfin, s’il a la patience de parler doucement.

Vous l’avez compris, cette charge contre le sénat, fustige la bêtise humaine. Face à la nouveauté l’idiot regarde le doigt, l’autre regarde l’horizon pour saisir les nouvelles tendances et opportunités.

Oui la RSE est une opportunité de développement, c’est évident pour beaucoup sauf pour le sénat.

Une Responsabilité Sociale des Entreprises source de développement

Vous ne devez pas attendre que vos concurrents préparent une communication basée sur la RSE. Si vous êtes le second ou plus, vous apparaitrez comme l’entreprise qui suit le mouvement.

Nous vous invitons dès aujourd’hui à réfléchir à l’objet social et environnemental de votre entreprise. Si les plus grosses entreprise de pétroles arrivent à publier un bilan RSE de plusieurs dizaines de pages, il y a fort à parier que vous dans votre entreprise, vous avez des moyens d’actions.

C’est une démarche d’amélioration continue basée sur les leviers que vous souhaitez bouger.  Si vous êtes bloqué, il existe des entreprises de conseils.

Mais il vous suffit déjà d’observer au sein de votre entreprise, vos consommations, d’énergie, de papier, de carburant, d’eau, de gaz, d’internet…

Si déjà vous en trouvez deux ou trois à diminuer, vous avez entrepris une démarche RSE et vous pouvez à ce titre commencer à communiquer sur ce point. Et cela vous donnera un avantage concurrentiel vis-à-vis de vos concurrents. Une approche qui allie dynamique et pragmatisme, c’est ce qu’il vous faut.

* source : INSEE

** source : Ministère de l’écologie

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