L’audit de trésorerie : diagnostic & étapes du contrôle en entreprise

Parmi les postes les plus importants d’un bilan d’entreprise, celui de la trésorerie se révèle capital. Il n’est pas permis, en effet, pour un gestionnaire, de voir la trésorerie de son organisation fondre au point d’impacter le cycle d’exploitation et la pérennité de la structure. Contrôler sa trésorerie, l’auditer comment par la revue des rapprochements bancaires en comptabilité. C’est une étape clef qui permet également de répondre partiellement aux risques de fraudes identifiés, que ce soit en termes de détournement d’actifs ou de manipulation des états financiers. Si, pour réaliser un audit de trésorerie, vous faites appel à un cabinet extérieur, ce dernier pourra être confronté alors à des opérations spécifiques de l’entreprise qu’il devra analyser comme l’affacturage, le cash-pool, etc. Il devra ici prendre la mesure de ces spécificités dans son audit par une approche de contrôle interne sur les processus et les schémas comptables notamment afin de réaliser des analyses plus pertinentes.

Pourquoi auditer sa trésorerie ?

Un audit de trésorerie a l’avantage pour un chef d’entreprise de s’assurer de la réalité et de la correcte valorisation de cette dernière lors de la clôture des bilans? Ce sont des procédures qui offrent une possibilité de réponse aux différents risques de fraudes identifiés.

Bien entendu, l’ensemble des transactions comptables réalisées par une entité s’observent et s’ajustent généralement par des encaissements et des décaissements. La trésorerie, par définition, est l’indicateur de ces transactions mais, comme nous l’avons déjà vu par ailleurs, il existe un délai entre l’acte comptable de paiement (ou encaissement) et l’encaissement effectif (le véritable paiement) par la banque. Le rapprochement bancaire entre la comptabilité et la banque, s’il est réalisé très régulièrement, permet à la société de considérer chacun de ces écarts. Un auditeur de la trésorerie prendra ici le temps de comprendre à quoi ils sont dus.

Quelles étapes pour ce contrôle annuel de trésorerie ?

Ici, il s’agit de faire un contrôle global sur l’ensemble de la période, c’est-à-dire l’exercice comptable de l’entreprise. Il doit s’intéresser aux flux de trésorerie en faisant une comparaison complète des soldes et variations. Le tableau de trésorerie permet d’analyser l’évolution de la trésorerie nette (disponibilités, concours bancaires courants) au travers du flux d’exploitation, d’investissement et de financement.

  1. Pour commencer, dans une première étape, il faut obtenir et analyser les rapprochements bancaires pour l’ensemble des comptes de l’organisation ;
  2. Dans un second temps, un auditeur de trésorerie s’attachera à rapprocher les valeurs mobilières de placements (autrement appelées VMP) aux relevés de portefeuilles obtenus annuellement auprès de la banque. Il pourra à ce stade apprécier la nécessité ou non de déprécier les moins-values latentes ;
  3. L’analyse des comptes spécifiques et le rapprochement avec des pièces justificatives constitue l’étape suivante. L’auditeur de la trésorerie de l’entreprise va ici s’occuper des effets remis à l’escompte ou à l’encaissement, de l’affacturage ou encore des modalités de cash-pool (un ensemble de techniques permettant la gestion centralisée des comptes des filiales d’un même groupe) ;
  4. Quatrième et dernière étape du diagnostic de trésorerie, la personne en charge de l’analyse procède à la confirmation des comptes bancaires et rapproche les réponses avec les éléments du dossier d’audit. Pour les comptes caisse, il s’assure bien de l’existence d’un journal de caisse et procède également au rapprochement avant de vérifier qu’il y a bien absence de comptes de virements internes à la clôture.

Lors d’un audit de trésorerie, tout doit être analysé et étudier avant d’avoir une vision claire et nette de la situation. Tous les éléments remis doivent ainsi être exploités pour avoir une réponse précise concernant la circulation bancaire. Sur ce point, il faut absolument disposer de l’ensemble des pièces et l’exhaustivité des rapprochements bancaires réalisés notamment. Une telle procédure permet également, plus largement de faire correctement diagnostiquer son entreprise.

X.D

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